Cursus maïeutique
Pour vous aider vous trouverez ICI :
Les étudiant. e. s ayant intégré(e)s en 2023 l’université en 1ère année de L.AS ou PASS la filière santé, auront 6 années de cursus maïeutique.
_____________________
CURSUS MAÏEUTIQUE EN 6 ANS
La Loi n° 2023-29 du 25 janvier 2023
Visant à faire évoluer la formation de sage-femme : une réforme nécessaire et attendue de longue date pour permettre à la profession de SF de construire pleinement sa filière d’enseignement et de recherche.
Quels apports et perspectives ?
- Reconnaissance pleine et entière de son appartenance à la filière des études médicales, précédemment non reconnue au sein de la nomenclature des activités françaises, trop souvent affiliée à la filière paramédicale
-
Actes nécessaires à l’autonomie des sages-femmes, déjà engagé :
- par l’écriture du Référentiel métier et compétences des sages-femmes en 2010
- Par la mise en place de la Commission Nationale des études de Maïeutique, Médecine, Odontologie et Pharmacie (CNEMMOP), par le Décret Le décret n° 2015-813 du 3 Juillet 2015 (Voir onglet spécifique), garantissant par sa composition une représentation de l’ensemble des acteurs, partie prenante des études médicales.
- Par la création d’une section du Conseil National de l’Université (CNU n°90) en 2019 : Intégration de la maïeutique dans la section des professions médicales dans « le CNU* des professions de santé » avec les modalités de nomination des enseignants-chercheurs (sur concours)
- Evolution des carrières de sage-femme
- Consécutivement l’ouverture à la filière recherche en maïeutique
-
La création d’une sixième année d’études de maïeutique, revendiquée et jugée nécessaire par les organismes représentant la profession et par les étudiant. e. s (ANESF) : elle concerne les étudiant. e. s entamant leur deuxième année du cursus de maïeutique dès la rentrée 2024 à cause :
- De la surcharge des heures d’enseignement sur les 5 années du cursus datant de 2013, dénonçant l’épuisement provoqué par la surcharge de travail, en rapport avec le nombre d’heures d’enseignement et de stage réalisés en 5 ans (en moyenne 1100 heures de plus que les étudiant. e. s en odontologie et pharmacie en 6 ans).
- D’une réingénierie nécessaire par l’évolution et l’adaptation des compétences des sages-femmes : contraception et contragestion, IVG, vaccinations, dépistages en gynécologie
- D’un changement et rééquilibrage entre les modes d’exercices et de coopération entre les professions de santé des secteurs ville-hôpital, la création de l’ARS, la redéfinition de l’accès aux soins (2009 Loi HPST -Hôpital, Patients, Santé et Territoire- ; Rapport n° 318 du Sénat de 2013-2014 sur la coopération entre professionnels de la santé ; Loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l'organisation et à la transformation du système de santé ; la Loi du 26 avril 2021 visant à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification, suite aux conclusions du Ségur de la Santé en juillet 2020)
- Du manque de reconnaissance global, exprimé régulièrement par la profession (mouvements de grève, insuffisance salariale, difficultés de l’exercice hospitalier…)
- De l’épuisement, du mal être et de la précarité de plus en plus importante des étudiant. e. s ,– Voir notre communication dans Actualités -: documentés par les enquêtes successives sur les étudiants en santé exposés aux violences sexistes et sexuels, au harcèlement moral, aux conséquences de la pandémie de la Covid-19, à des phénomènes d’emprise, des rythmes de travail créant le burn-out, le manque de préparation et de supervision dans les services hospitaliers, du manque de soutien dans les situations de stage difficiles, l’augmentation de la précarité étudiante – logements adaptés insuffisants ; besoin d’aides alimentaires…- (dont le Rapport du Dr Donata Marra, psychiatre sur l’enquête 2018, suivi de la création du Centre National d’appui à la qualité de vie des étudiant(e)s en santé (CNA) ; Rapports des associations d’étudiant. e. s en santé – Enquête 2018 des étudiants en Maïeutique ; Enquête 2020 de l’Observatoire de la Vie Etudiante (OVE) sur les conditions de vie des étudiant(e)s (dont 4328 du secteur santé -filières MMOP essentiellement ; Enquêtes des étudiants en médecine de 2021 ; le Rapport de juillet 2022 sur la « Qualité de vie des étudiants en santé (QVES) de l’IGAS »).
Un groupe de travail est engagé sur la réforme du cursus pour son application à l’entrée de deuxième année de licence en septembre 2024 (Voir site du CNOSF).
